Tout d'abord, la conclusion la plus importante du point de vue de l'utilisateur : les pompes à chaleur sont capables de fournir la chaleur nécessaire même par temps très froid. La condition préalable est une température de départ correspondante pour les pompes à chaleur (épisode 2). En même temps, nos analyses montrent que ce ne sont pas les températures maximales du circuit de chauffage qui sont déterminantes pour l'efficacité globale, mais les températures moyennes. Cela signifie que les pompes à chaleur peuvent fournir efficacement la chaleur nécessaire, même dans les bâtiments anciens.
Quel est le niveau de rénovation nécessaire ?
Cette efficacité peut en outre être améliorée au moyen de mesures relativement peu coûteuses et rapidement réalisables. Il s'agit par exemple du remplacement de radiateurs isolés. Ainsi, les radiateurs modernes transmettent la même quantité de chaleur à la pièce avec une température de départ nettement plus basse. De telles rénovations simples peuvent constituer la première étape d'un plan de rénovation à moyen terme, avec lequel l'efficacité pourra être optimisée ultérieurement.
Les pompes à chaleur peuvent jouer un rôle central dans la transition énergétique
Au cours des 20 dernières années, le Fraunhofer ISE a mesuré environ 300 installations de pompes à chaleur. Les résultats de nos études de terrain réfutent l'idée très répandue selon laquelle les pompes à chaleur ne peuvent être utilisées qu'avec un chauffage par le sol ou par les murs. Cela n'est pas seulement physiquement faux. C'est également réfuté par des milliers de pompes à chaleur réalisées avec des radiateurs. Les radiateurs n'exigent pas forcément des températures de départ "très élevées". Dans notre étude de terrain, seules quelques pompes à chaleur air/eau équipées exclusivement de radiateurs avaient des températures moyennes de circuit de chauffage supérieures à 45°C.
À quelle fréquence le réchauffeur est-il utilisé ?
Un autre préjugé courant est que le réchauffeur des pompes à chaleur doit souvent être utilisé, ce qui ferait « exploser » les coûts de chauffage (épisode 5). Les études de terrain montrent clairement que cette hypothèse est également fausse. Pour les pompes à chaleur correctement planifiées et dimensionnées, la proportion de réchauffeur en fonctionnement ne dépasse pas trois pour cent. Dans la plupart des cas, elle est même inférieure à un pour cent. Si la proportion est néanmoins plus élevée dans la pratique, cela indique généralement que la pompe à chaleur doit être optimisée. Normalement, l'utilisation d'un réchauffeur n'a pas d'influence significative sur l'efficacité de la pompe à chaleur et n'entraîne pas de coûts d'exploitation significatifs.
Protège le climat et son propre porte-monnaie
L'analyse écologique des pompes à chaleur montre qu'elles émettent nettement moins de dioxyde de carbone que les systèmes de chauffage fonctionnant aux combustibles fossiles, par exemple les chaudières à gaz. Et comme la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité augmente, les émissions de CO2 continueront à diminuer à l'avenir. Les résultats d'efficacité des études de terrain (épisode 7) montrent que les gaz à effet de serre peuvent être considérablement réduits aussi bien dans les nouvelles constructions que dans les bâtiments anciens.
Indépendamment de la pertinence écologique d'une technologie, elle ne s'imposera que si elle présente également des avantages économiques pour ses utilisateurs. L'épisode 8 montre que les coûts d'exploitation des pompes à chaleur sont déjà lucratifs aujourd'hui.
Faut-il encore attendre ?
Non. Car en principe, les pompes à chaleur fonctionnent déjà avec succès dans les nouvelles constructions et dans les bâtiments existants. Malheureusement, cette constatation n'est pas encore suffisamment répandue ou n'est pas connue de tous les employés des domaines de l'architecture, du conseil en énergie, de la planification et de l'installation. Il existe déjà de nombreux produits différents sur le marché qui répondent à presque toutes les exigences imaginables.
Et maintenant ?
Le développement technologique devrait s'orienter vers une gamme de produits plus large pour les bâtiments existants. Des solutions globales standardisées, qui peuvent être installées le plus rapidement et le plus économiquement possible, sont particulièrement importantes. D'autres objectifs de développement sont des efficacités encore plus élevées, des appareils plus silencieux et le passage à des fluides frigorigènes respectueux du climat (comme le propane), mais surtout une réduction supplémentaire des coûts. Les coûts d'investissement des installations de pompes à chaleur sont malheureusement souvent encore un critère d'exclusion pour cette technologie. Les pompes à chaleur devraient également être plus faciles à installer. L'utilisation ciblée d'outils et de méthodes de numérisation et d'intelligence artificielle peut y contribuer grandement.
Conclusion : Nous avons besoin de plus de pompes à chaleur dans les bâtiments existants !
Actuellement, le manque de personnel qualifié est le goulot d'étranglement pour la diffusion des pompes à chaleur. Il est donc important de commencer dès maintenant la qualification, que ce soit par la formation initiale ou la formation continue. Le mazout et le gaz naturel sont toujours moins taxés en Allemagne, en Suisse et en Autriche que l'électricité.

